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SYRFID
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Présentation et Guide d'utilisation


Rôle de SYRFID Haut de page

SYRFID : une base de données biogéographiques

La préservation de la biodiversité est l'un des défis majeurs de ce siècle et la Conférence des Nations-Unies sur l'Environnement et le Développement (CNUED), dit "Sommet de la Terre", à Rio de Janeiro en 1992 a été une étape importante dans la prise de conscience de l'opinion publique des enjeux écologiques, économiques et éthiques de cette protection.

L'extinction des espèces à la surface de la planète a atteint, du fait des activités humaines, un rythme estimé à 75 espèces par jour alors que le rythme des cinq périodes d'extinction précédentes est estimé à une quinzaine par siècle. Il est donc urgent de réaliser, par groupes biologiques, un point exact sur le statut et la localisation des espèces afin de suivre leur dynamique et de favoriser, dans la mesure du possible, les plus menacées d'entre elles grâce à des mesures de gestion adaptées des habitats.

Pourquoi les Syrphidés ?

Tout d'abord parce que ce sont des invertébrés :
  • d'un point de vue purement numérique, ces derniers constituent la plus forte composante de la biodiversité spécifique et représentent plus de 90% des espèces animales connues ; de plus, il est estimé que seulement 12% de leurs espèces ont été décrites à ce jour ;
  • d'un point de vue écologique, ils jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement des écosystèmes, en participant notamment au recyclage des éléments nutritifs et en occupant une place importante à différents niveaux de la chaîne alimentaire.
  • Ensuite parce que ce sont des insectes :
  • ici aussi, d'un point de vue numérique, ils représentent plus de 50% des espèces animales connues et si près de 1 million d'espèces d'insectes sont décrites aujourd'hui dans le monde, dont environ 35 000 en France, on pense que le nombre total oscille entre 5 et 8 millions d'espèces ; beaucoup d'entre elles disparaissent avant même d'avoir été décrites, notamment dans les forêts tropicales primaires ;
  • d'un point de vue écologique, les insectes assurent les rôles attribués de façon plus générale aux invertébrés, mais ont plus spécifiquement une importance majeure dans la pollinisation de très nombreuses espèces végétales dont une part importante des espèces cultivées (84% de ces dernières en Europe).
  • Enfin parce que ce sont des diptères :
  • toujours d'un point de vue numérique, les diptères constituent l'un des ordres les plus importants avec plus de 70 000 espèces dans le monde ;
  • d'un point de vue écologique, les diptères sont très abondants dans tous les milieux et y représentent une biomasse importante ; ainsi, un hectare de chênaie renferme une biomasse en poids sec de 7 kg de diptères contre seulement 5 kg de mammifères et 1,3 kg d'oiseaux [Matile, 1993] ; ces quelques chiffres illustrent parfaitement leur importance dans les flux d'éléments biogènes.
  • Intérêts de l'étude des Syrphidés

    Au sein des diptères, les Syrphidés constituent l'une des plus vastes familles avec plus de 5000 espèces décrites dans le monde, plus de 800 dans l'Ouest paléarctique et plus de 500 en France.

    Dans l'optique d'une étude de la biodiversité, il est indispensable de procéder par groupes biologiques car toute étude exhaustive est impossible, et le choix d'un groupe, qualifié souvent de bio-indicateur, se fera en considérant plusieurs de ses caractéristiques.

    Les Syrphidés sont présents dans presque tous les milieux terrestres, hormis les pleines eaux et les grottes. Leurs espèces peuvent être largement représentées, peu fréquentes, rares, voire menacées. Certaines, commensales, parasites ou prédatrices au stade larvaire, se développent auprès ou aux dépens d'autres organismes vivants, animaux ou végétaux. D'autres, saprophages ou microphages toujours au stade larvaire, se développent dans des matières organiques plus ou moins dégradées de milieux assez secs ou aqueux. Les adultes quant à eux sont, sauf exception, floricoles de façon plus ou moins spécialisée. Ces modes de vie peuvent être ceux d'espèces étroitement dépendantes de milieux spécifiques (espèces sténoèces comme par exemple de vieilles chênaies, de prairies alpines pâturées, de tourbières acidiphiles oligotrophes…) ou ceux d'espèces très tolérantes de milieux plus banals et anthropisés (espèces euryèces prédatrices de pucerons des cultures ou des plantations de résineux…). Ainsi, ces milieux doivent répondre, de par leurs caractéristiques, aux diverses exigences des adultes comme des larves.

    Indépendamment de ces qualités intrinsèques, les Syrphidés bénéficient de l'existence de la base de données européenne Syrph The Net [Speight et al., 2006] précisant leurs habitats, leur biologie, leur mode de vie, leur répartition, leur statut (degré de rareté, de menace…) etc. Cette base de données a nécessité de la part des meilleurs spécialistes européens près de 15 ans de collecte d'informations et de travaux de diagnose, de systématique, d'écologie et de biogéographie sur les centaines d'espèces européennes. Couplée à un protocole de piégeage standardisé, elle permet des bio-évaluations et des diagnostics écologiques précis.

    Les Syrphidés, pour toutes ces raisons, répondent à la plupart des critères exigés d'un groupe zoologique utilisé comme bio-indicateur [Speight, 1986].

    L'accès par SYRFID à la répartition par départements des espèces de Syrphidés et à sa mise à jour régulière permet :

    Il est prévu une mise à jour régulière de SYRFID, après chaque parution de nouvelles données publiées.


    Description de SYRFID Haut de page

    SYRFID est une base de données qui répertorie toutes les espèces de Diptères Microdontidae et Syrphidae mentionnées à ce jour en France métropolitaine, sur la base de données publiées dans des revues scientifiques [voir remarque (1)]. Toutes ces espèces, y compris celles de Microdontidés, sont regroupées dans le site sous le terme générique de Syrphidés.

    Pour chaque espèce, les renseignements suivants sont donnés :

    Il est important de préciser que l'absence d'observation ne signifie pas l'absence de l'espèce : "l'absence de la preuve n'est pas la preuve de l'absence" !

    Remarques :

    Description de SYRFID

    Navigation dans SYRFID Haut de page

    Depuis le volume 3, le coeur de la navigation dans SYRFID est constitué par un panneau interactif permettant de sélectionner - au moyen de boutons, cases à cocher et listes - le type de cartes à afficher et les genres et espèces désirés en fonction de divers critères.

    CARTES D'EFFECTIFS

    Les cartes d'effectifs visualisent sous forme de classes de couleur le nombre d'espèces ou de genres observés dans chaque département, globalement ou en fonction des périodes temporelles (avant et/ou depuis 1970) :

    Panneau interactif - cartes d'effectifs

    CARTES DE REPARTITION

    Les cartes de répartition indiquent dans quels départements un genre donné ou une espèce donnée a été observé, la classe de couleur précisant si l'observation a été faite avant 1970 seulement (sans réobservation depuis), avant 1970 avec réobservation depuis, ou depuis 1970 seulement (sans observation avant) :

    Panneau interactif - cartes de répartition

    REPARTITION D'UN GENRE

    Lorsqu'on sélectionne un genre, l'information affichée concerne l'ensemble des espèces du genre :

    Défilement des genres : les icônes  et  situées au dessus à droite de la liste déroulante (2) de sélection des genres permettent de défiler d'un genre à l'autre. Le rang du genre courant et le nombre total de genres contenus dans SYRFID s'affichent juste au dessus de la liste déroulante (NOTA : dans certains navigateurs, cet affichage ne s'opère pas).

    Liste de tous les genres : l'icône  située au dessus à droite de la zone textuelle (5) permet de remplir cette zone textuelle avec la liste de tous les genres contenus dans SYRFID. Cette liste peut ensuite être copiée puis collée dans une autre application.

    Défilement des espèces du genre sélectionné :  les icônes  et  situées au dessus à droite de la liste déroulante (7) de sélection des espèces permettent de défiler d'une espèce à l'autre du genre sélectionné. Le rang de l'espèce et le nombre total d'espèces de ce genre s'affichent juste au dessus de la liste déroulante (NOTA : dans certains navigateurs, cet affichage ne s'opère pas). Lorsqu'on défile après la dernière espèce, ou avant la première, on revient sur la carte de répartition de l'ensemble du genre (le libellé -Choisir une espèce- réapparaît dans la liste déroulante (7) de sélection des espèces). Sur l'exemple présenté du genre Milesia, on peut illustrer la signification des classes de répartition pour un genre : le département de la Lozère (48) apparaît en vert (avant ET depuis 1970) au niveau du genre, car une de ses espèces a été observée avant 1970 seulement (Milesia semiluctifera, en rouge) et une autre depuis 1970 seulement (Milesia crabroniformis, en jaune).

    REPARTITION D'UNE ESPECE

    Le choix d'une espèce s'effectue de 2 manières :

    Choix d'un ensemble d'espèces de référence

    Les critères de sélection d'ensembles d'espèces sont actuellement les suivants :

    Choix d'une espèce dans l'ensemble de référence courant

    Une fois défini un esemble de référence selon l'un des critères précédents, la première espèce de l'ensemble est présélectionnée dans la liste (7) de sélection des espèces et sa carte de répartition est affichée dans la zone graphique (4).

    Les icônes  et  situées au dessus à droite de la liste déroulante (7) de sélection des espèces permettent de défiler d'une espèce à l'autre au sein de l'ensemble de référence courant. Le rang de l'espèce et le nombre total d'espèces contenues dans l'ensemble de référence courant s'affichent juste au dessus de la liste déroulante (NOTA : dans certains navigateurs, cet affichage ne s'opère pas). Lorsqu'on défile après la dernière espèce, ou avant la première, on affiche une carte vide (avec comme libellé : choisir un genre ou une espèce), sauf dans le cas où l'ensemble de sélection est un genre, auquel cas s'affiche sa carte de répartition.

    Informations associées à l'espèce courante

    Les icônes informatives correspondant aux drapeaux français () ou européen () peuvent s'afficher au dessus de la liste déroulante (7) de sélection des espèces si l'espèce courante est considérée vulnérable, le degré de vulnérabilité (de 1 à 3) étant mis en surimpression sur le(s) drapeaux(s) correspondant(s). Par exemple, l'espèce Milesia crabroniformis est considérée vulnérable au niveau 1 (à surveiller) en France et au niveau 2 (en nette diminution) en Europe.

    Si l'espèce courante est présente dans la galerie photographique, l'icône  s'affiche dans le coin supérieur droit du panneau interactif : elle peut être cliquée pour afficher la photographie correspondante en grand format dans une fenêtre auxiliaire.

    Le bouton Détail des observations (6) permet d'ouvrir une fenêtre auxiliaire détaillant, d'une part les informations globales sur l'espèce (découvreur et synonymes, nombre de départements d'observation et, le cas échéant, une icône cliquable spécifiant si l'on dispose d'une photographie d'un spécimen de cette espèce), d'autre part sous forme de tableau tous les départements dans lesquels l'espèce a été observée : en regard de chaque département sont affichées les références des observations correspondantes, avec un positionnement dans la colonne temporelle correspondante (avant ou depuis 1970) ; le cas échéant, il peut y avoir plusieurs références pour le même département ; cette fenêtre peut être refermée après usage, ou bien laissée ouverte : lors d'appuis ultérieurs sur le bouton Détail des observations, la même fenêtre est réutilisée si elle est déjà ouverte.

    AUTRES MODES DE NAVIGATION DANS SYRFID

    Ces autres modes de navigation sont ceux présents dans les versions initiales de SYRFID (volumes 1 et 2) et demeurent accessibles en complément du panneau interactif précédemment décrit :

  • le choix d'une espèce peut s'effectuer via la liste des genres recensés : cette page contient une ligne d'en-tête avec les initiales des genres présents, permettant un accès alphabétique direct à tout endroit de la liste :
  • Page d'accueil

     

    Guide d'utilisation

    REMARQUES

    Certaines touches du clavier facilitent la navigation. Les combinaisons suivantes fonctionnent dans de nombreux navigateurs :

    Les combinaisons ALT-flèches horizontales sont notamment pratiques pour faire défiler rapidement les pages au sein de la fenêtre tabulaire de détail des observations, afin de comparer des pages précédemment affichées.

    Afin d'optimiser le temps de chargement des pages, les choix suivants ont été faits :

  • les pages sont en général de faible taille : moins de 20 ko pour les pages de genres ou d'espèces, moins de 60 ko pour les départements (à l'exception du département 74 atteignant 110 ko avec plus de 300 espèces observées)

  •  
  • les cartes sont en format compressé (JPG) avec une taille résultant d'un compromis entre une bonne lisibilité et un nombre réduit de pixels (472x450) de sorte qu'elles n'occupent qu'environ 70 à 85 ko chacune

  •  
  • l'ensemble du site est constitué de pages statiques, de sorte que l'affichage d'une page déjà consultée s'effectue très rapidement via le cache du navigateur sans nécessiter de rechargement depuis le serveur via la liaison Internet
  • Le site a été optimisé pour un affichage minimal de 1024x768 pixels ; il utilise des instructions Javascript pour l'affichage et la gestion du panneau interactif et de la fenêtre cartographique, ce qui nécessite pour certains navigateurs d'autoriser l'affichage du contenu actif des pages. Il a été testé sous Internet Explorer et il est en principe compatible avec tous les navigateurs usuels, moyennant quelques défauts d'affichage dans le panneau interactif pour certains d'entre eux (titre de la carte, rang du genre courant, rang de l'espèce courante). Nous ne pouvons cependant pas garantir un fonctionnement correct de toutes les fonctionnalités sur toutes plates-formes, tous navigateurs ou toutes versions des navigateurs usuels.


    Historique et mise à jour de SYRFID Haut de page

    Origine

    Jusque vers la fin du XXème siècle, les entomologistes amateurs n'ont pas porté un très grand intérêt aux Syrphidés, certainement à cause de difficultés taxonomiques et de diagnose. Alliés à une attention plus marquée de la part du grand public pour le monde des insectes en général, des travaux importants de systématique, avec révision de nombreux genres et clarification du statut taxonomique de nombreuses espèces, ont été réalisés entre les années 1970 et 1990 par plusieurs spécialistes, ce qui a contribué de manière décisive à ce nouvel élan des entomologistes vers les Diptères Syrphidés.

    Dans cet ensemble de travaux, ceux réalisés par le Dr Martin C. D. Speight (Dublin) ne sont pas des moindres, particulièrement en ce qui concerne l'acquisition et la transposition informatique de données biologiques et écologiques des espèces européennes, très efficacement aidé en cela par le Dr. Emmanuel Castella (Genève). Leur collaboration a ainsi abouti à la création de la base de données Syrph The Net (dont les auteurs du présent site SYRFID sont désormais co-auteurs), système expert à logique floue simplifiée, utilisable d'une part comme modèle mécaniste prédictif des communautés de Syrphidés à partir des habitats et micro-habitats respectivement des adultes et des larves dans tous les écosystèmes terrestres (hormis les grottes et les vives eaux), et d'autre part, et en prolongement, comme système d'attribution d'un indice d'état écologique de ces derniers, au même titre que l'IBGN (Indice Biotique Global Normalisé) en écologie aquatique.

    Outre le fait que l'usage de Syrph The Net nécessite de disposer d'une liste la plus exhaustive possible des espèces présentes dans un département donné ou dans un groupe de départements donnés, nécessité pour laquelle Syrfid devient un outil indispensable et puissant, il est important, dans une optique de conservation de la biodiversité, de recenser et rendre facilement disponibles les données d'occurrence des espèces avec leurs dates.

    C'est ainsi que l'idée de réaliser une telle base de données est née en fin 2001 entre Cyrille Dussaix et Jean-Pierre Sarthou, Claude Monteil en assurant la modélisation informatique et la gestion cartographique.

    Versions

    Le volume 1 de SYRFID a été mis en ligne en mars 2002. Il a largement bénéficié des données déjà saisies par Cyrille Dussaix, auxquelles Jean-Pierre Sarthou a apporté des compléments. Il a été présenté la même année dans un colloque scientifique (MONTEIL C. et SARTHOU J.P., 2002. SYRFID, une géobase d'observations faunistiques sur Internet, 6èmes journées CASSINI du Groupe de Recherche SIGMA (Systèmes d'Information Géographique, Méthodologie et Application), Presqu'île de Crozon, France, 19-20 septembre 2002, 411-420).

    Le volume 2 de SYRFID a été mis en ligne en mai 2003 et comportait, outre quelques centaines d'observations publiées supplémentaires, une galerie photographique permettant d'illustrer les beautés et les différences d'une trentaine d'espèces.

    Le présent volume 3 a été mis en ligne en juillet 2006. Il apporte des changements importants tant au niveau du contenu, avec plus de 2700 nouvelles observations concernant près de 420 espèces, que de la présentation, puisqu'a été développée une nouvelle interface d'accès aux informations sous forme de panneau interactif, en complément de la précédente interface de navigation toujours accessible.

    Mise à jour

    Nous essayons d'avoir une veille permanente sur les articles susceptibles de mentionner des données de Syrphidés en France.  Pour plus de certitude, n'hésitez pas à nous transmettre vos articles publiés pour inclure vos données lors des mises à jour de SYRFID. L'envoi est à effectuer de préférence en version électronique à sarthouensat.fr, à défaut en version papier à l'adresse suivante :

    Jean-Pierre SARTHOU, INP/ENSAT, BP 32607, F-31326 CASTANET-TOLOSAN CEDEX

    Ce site est celui de tout syrphidologue désireux d'améliorer la connaissance de la répartition des Syrphidés en France. La compilation de toutes les informations contenues à ce jour dans SYRFID a nécessité un travail important, et l'erreur étant humaine, il est tout à fait possible que vous en repériez. D'autre part, de nombreuses imprécisions de lieux et de dates figuraient dans la bibliographie. Même si nous avons pu en résoudre certaines, il en subsiste certainement et nous comptons sur vous pour nous aider à éliminer les dernières.

    Nous vous remercions également de nous faire part de toutes corrections ou suggestions pour parfaire la présentation même des données, compléter la liste de liens, ...etc. Vous pouvez envoyer vos contributions par courrier électronique aux adresses suivantes :


    Les Syrphidés de France en quelques chiffres Haut de page

    La France possède la syrphidofaune la plus riche d'Europe avec 506 espèces confirmées et 528 espèces potentielles.

    SYRFID compte à ce jour plus de 7300 observations correspondant à des triplets espèce / département / période temporelle (avant ou depuis 1970) référérencés dans des publications.

    Selon le spécialiste international des Syrphidés Dr Martin C. D. Speight, auteur principal de la base de données Syrph The Net200 espèces ont un statut patrimonial :

  • 36 espèces sont à surveiller car probablement en diminution ;
  • 76 sont en nette diminution au niveau français ;
  • 82 espèces sont menacées au niveau français.
  • Cf. Syrph the Net 2006 pour le détail des listes, ou sélectionner dans le panneau interactif les espèces par degré de vulnérabilité en France.

    Par ailleurs, 40 espèces sont considérées comme indicatrices de forêts d'importance internationale pour la conservation de la nature à l'échelle européenne (d'après Speight, 1989 et Good & Speight, 1996) (cf. liste)

    Remarques :

  • Nous suivons Syrph the Net et considèrons que pour l'instant seules 3 espèces du genre Pipiza sont identifiables avec certitude : P. festiva [Meigen, 1822], P. luteitarsis [Zetterstedt, 1843] et P. quadrimaculata [Panzer, 1802]. Le genre en comptant théoriquement 10 en France (peut-être davantage ou moins, puisque 2 ou plusieurs noms d'espèces peuvent en fait correspondre au même taxon, et inversement un seul nom d'espèce peut s'avérer être un complexe d'espèces), nous considérons cependant que les 7 autres espèces, au statut taxonomique incertain (*) voire très douteux (**), doivent figurer dans Syrfid afin de faciliter la localisation des individus en collection pour une éventuelle révision du genre dans l'avenir : P. austriaca* [Meigen, 1822], P. bimaculata* [Meigen, 1822], Pipiza carbonaria** [Meigen, 1822], Pipiza fenestrata** [Meigen, 1822], Pipiza lugubris** [(Fabricius), 1775], P. noctiluca* [L., 1758] et P. signata* [Meigen, 1822]. Pipiza fairmairii, Pipiza luctuosa et Pipiza quadriguttata ont été volontairement exclues de la base pour le moment du fait d'une incertitude trop importante quant à leur statut taxonomique.
  • De la même façon, nous suivons les avis de Claus Claussen et Lucien Verlinden (Verlinden, 1999), de Peck (Peck, 1988) et implicitement de Martin C. D. Speight (Syrph The Net [Speight et al., 2006]) pour ne pas reconnaître, en l'état actuel des connaissances, l'existence de Pipizella sacculata [Becker, 1921] en tant que bonne espèce. Nous la considérons donc, pour l'instant du moins, comme un synonyme junior de Pipizella virens [(Fabricius), 1805].

  • Capture et identification des Syrphidés Haut de page

    Quelques conseils pour la capture et la conservation des Syrphidés

    La capture des Syrphidés peut se faire de manière active, par la chasse à vue, ou "passive", par la pose d'un piège. La chasse à vue offre l'avantage de voir l'insecte avant de le capturer (son type de vol, les fleurs visitées, les microhabitats inspectés par les femelles), ce qui est instructif et enrichissant, voire nécessaire pour un syrphidologue. La pose d'un piège, comme par exemple une tente Malaise qui est le piège le plus efficace, ou un piège Moericke (assiette ou cuvette colorée, en jaune pour la plupart des insectes, remplie d'eau additionnée d'un agent tensio-actif et d'un conservateur), offre l'avantage de fonctionner pendant notre absence (si tout va bien !). Ainsi, ce sont plusieurs sites qui peuvent être étudiés en même temps et de manière standardisée, donc sans l'effet expérimentateur, ce qui autorise des comparaisons précises de biotopes.

    La conservation des Syrphidés se réalise de la même manière que pour les autres insectes : les ennemis d'une collection à sec étant l'humidité (moisissures) et les insectes détritivores (dermestes notamment), et ceux d'une collection conservée dans l'alcool (nécessaire si l'on travaille régulièrement avec les tentes Malaise) étant la lente évaporation de ce dernier dans un récipient non totalement hermétique (les petits tubes en plastique "Eppendorf" sont commodes pour stocker de 1 à 3 individus) et la lumière qui décolore assez vite des téguments imbibés d'alcool.

    Quelques conseils pour l'identification des Syrphidés

    C'est sur ce point que le "bât blesse" en syrphidologie en France, malgré les progrès très importants réalisés en Europe ces 30 dernières années en matière de diagnose et de systématique. Il n'existe en effet aucune clé complète des Syrphidés de France et il ne faut pas moins d'une cinquantaine de documents différents pour couvrir la quasi-totalité des espèces françaises. On se reportera très utilement à Syrph The Net [Speight et al., 2006] pour connaître les références précises des publications traitant spécifiquement d'un genre, d'un groupe d'espèces voire d'une seule, mais nous pouvons conseiller quatre ouvrages couvrant de nombreuses espèces présentes en France ([Bradescu, 1991], [Vockeroth, 1992], [Verlinden, 1994] et [Van Veen, 2004]) .

    Il est certain que l'idéal serait une Faune de France consacrée aux Diptères Syrphidés. Il serait néanmoins prématuré de la réaliser maintenant car plusieurs genres sont en cours de révision ou en nécessitent une, et il est donc préférable d'attendre que celles-ci soient achevées ou réalisées.

    Vous voulez faire identifier ou confirmer vos spécimens

    Envoyez-les, soigneusement protégés, à une personne expérimentée qui vous aidera ainsi à progresser en vous permettant de constituer une collection de référence, c'est indispensable !

    Plusieurs spécialistes internationaux sont incontournables pour des cas difficiles et très particuliers, chacun ayant plus ou moins ses spécialités qu'il n'est pas possible de reproduire fidèlement ici. Vous pourrez vous en faire une idée en consultant la bibliographie et ainsi contacter ces spécialistes pour connaître leurs disponibilités.

    Dr Martin C. D. SPEIGHT est un syrphidologue basé en Irlande qui a très efficacement participé à l'amélioration des connaissances de diagnose, de systématique, de faunistique et d'écologie des Syrphidés en Europe. Il est le principal auteur de Syrph The Net [Speight et al., 2006]. Les multiples sollicitations dont il est l'objet ne lui permettent d'examiner que les spécimens jugés difficiles par d'autres spécialistes.

    Ainsi en France, vous pouvez envoyer les spécimens vous posant des difficultés à Jean-Pierre Sarthou (sarthouensat.fr) ou Cyrille Dussaix, qui les examineront avec plaisir afin de mettre un nom dessus, au besoin en demandant l'avis des meilleurs spécialistes européens.


    Liens vers d'autres sites sur les Syrphidés Haut de page
    http://perso.orange.fr/cyrille.dussaix/ : site personnel de Cyrille DUSSAIX possédant des photographies et donnant des éléments de la biologie des Syrphidae. http://www.iol.ie/~millweb/syrph/syrphid.htm (Syrph The Net) : site de démonstration de la base de données Syrph The Net, maintenu par Martin C.D. SPEIGHT.

    http://www.naturkundemuseum-bw.de/stuttgart/volucella/ (Volucella) : présentation d'une revue incontournable pour tout syrphidologiste, créée en 1995, avec périodicité annuelle à bisannuelle.

    http://www.syrphidae.com (The world of Syrphidae ...) : site généraliste sur les Syrphidae (bibliographie, liens, listes nationales, ..).

    http://home.hccnet.nl/mp.van.veen/hf_index.html (FAUNIST) : site contenant des clés de détermination des espèces de 25 genres du nord-ouest de l'Europe ; un prolongement du livre de M. van Veen, qui bénéficie de mises à jour et qui est utile pour certains espèces et genres.

    http://www.faunaeur.org (Fauna Europea) : réalisation (en cours) d'une base de données rassemblant les noms scientifiques et la répartition de tous les animaux pluricellulaires vivants des milieux terrestres et aquatiques en Europe.

    http://www.nottingham.ac.uk/~plzfg/ : site personnel de Francis GILBERT avec de nombreuses publications téléchargeables en PDF.

    http://www.ufz.de/index.php?de=1901 : site personnel de Frank DZIOCK avec de nombreux liens vers d'autres sites.

    http://www.geller-grimm.de/address/europe.htm : site créé et maintenu par Fritz GELLER-GRIMM recensant sous forme de base de données les personnes travaillant sur les Syrphidae, avec leurs spécialités et leurs coordonnées (adresse postale, téléphone, courriel).


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    Référence à utiliser pour citer SYRFID :
    SARTHOU J.P. et MONTEIL C., 2006. SYRFID vol. 3 : Syrphidae of France Interactive Data [On-Line URL : http://syrfid.ensat.fr/].



    (c) 2002-2006, INP/ENSAT - Dernière mise à jour :  juillet 2006